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Nuit d'Asmodée - part 2 - fin

Dernière mise à jour : 7 mai 2021

Et le voilà qui baise les chaussures vernies qui se tendent vers lui. Elles, cruelles, rient à gorge déployée. Madame le gratifie d’une claque sur le cul. Puissante. Voilà qui le marquera pour quelque temps. Elles prennent place dans un large canapé, transforment l’antichambre d’ Asmodée en un boudoir privé et ouvert à tous les yeux à la fois. D’autres hommes passent. Ceux là, bien debout. Parfois même en costume. Chaussures cirées impeccables. Bouton du col vaguement défait. C’est qu’il fait chaud, dans l’intimité des dames.

- Qui pour corriger ma petite salope en bas ? Elle n’arrête pas de bander, j’ai peur qu’elle finisse par tâcher les tapis…

- Moi, à condition qu’elle soit habillée de circonstance. J’aperçois Maître Marco qui descend. Je suis certain qu’il m’assisterait si elle était correctement attifée.

- Tu veux être une bonne salope, clébard ?

Il hoche le menton en fixant la moquette, faisant tinter le grelot qu’elle a fixé à la laisse.

- Voilà qui ne m’étonne guère. Allez. Viens.

Elles se redressent dans un rire commun, comme une nuée d’oiselles prêtes à abuser de toutes les bonnes choses. Un serveur leur apporte des coupes de champagne, qu’elles goûtent en entraînant leurs jouets sexuels favoris jusqu’à l’étage du bas. Ambiance nettement moins feutrée.

Le sol, dur et froid est un béton ciré gris, sur lequel est disposé une foule d’accessoires et de meubles à soumettre. Des claquements se font entendre ici et là, des couples s’unissent ou se brutalisent. Les soumis ralentissent la cadence, doucement sur les genoux. Elles attachent leurs animaux de compagnie, l’une à une chaise d’aisance, l’autre à un cheval d’arçon et viennent saluer un homme qui les accueille d’une accolade tendre et amicale. Il est bel homme pour son âge mûr.

- Avance, clébard. Dis bonjour à Maître Marco.

Et le soumis de s’aplatir comme une larve sur le sol. Elle tire sur la laisse, lui ordonne de se lever.

- Allez, salope. Tu vas t’habiller.

L’une d’entre elles rapproche un gros sac de cuir débordant de tenues affriolantes ou vulgaires - tout est question de point de vue – tandis que l’autre relève déjà sa jupe pour enfiler un gode ceinture de belle taille. Madame elle, tend la laisse au Maître, qui d’un geste évocateur invite fermement le soumis de la soirée à s’asseoir sur une chaise… particulière.

L’on l’a dotée d’un gode lubrifié sur l’assise. Les autres soumis sont invités par quelques mots cinglants à regarder la scène. Ce soir, ils ne seront pas à l’honneur. Et cela les comble tout de même de joie, conscients de leur chance d’être en telle posture.

-Assis !

Dit-elle en terminant de passer un énorme gode ceinture.

Il s’exécute, honteux mais la queue raide comme du bois. Et les trois Domina viennent se moquer de lui tout en l’habillant de bas résilles, de talons aiguilles, d’un corset pigeonnant sans seins. Elles le griffent un peu. Lui claquent les joues. L’une d’elle appuie même insidieusement sur son épaule…

- Regardez-moi cette belle chienne en chaleur.

- Une vraie pute. Et bien dressée…

- Regardez comme elle aime sa chaise de la honte !

Elles jouent avec cette queue qui ne veut pas faiblir, tandis que le Maître s’allume un cigare. Puis, l’une d’elle agrippe les cheveux du bienheureux infortuné pour forcer ses lèvres d’une queue noire luisante. Comme une nuit pluvieuse de bitume.

- Avale, salope !

- On sait que tu aimes ça.

- Tout le monde le voit.

Et Madame n’a pas tort. Quelques personnes se sont approchées et ont prise place pour être aux premières loges. Empalé, queue en bouche, il ne peut que gémir. Elle se penche à son oreille, et lui murmure combien il est beau quand il s’abandonne. Perfide, elle tire sur sa laisse pour le faire mettre à genoux. La queue factice fixée sur le siège encore chaude et luisante. Et d’un geste d’acceptation consent à le prêter à son amie qui l’enfourne aussitôt d’un coup de reins tandis qu’elle le fait avaler de plus belle.

Les femmes n’ont aucune pitié lorsqu’elles veulent tout le plaisir pour elle. Dans une myriade de rires, dans les bas fonds d’un club BDSM huppé, une bande de Maîtresses abuse d’un soumis trop docile.

- Maître, venez m’en dire des nouvelles… dit-elle à une braguette déjà ouverte.

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