"Week-end à Rome"


C'était une séance que j'attendais avec impatience. F, toujours à l'heure et parfaitement dressé pour éviter de me contrarier connaissait mes habitudes. Lors de la prise de rendez-vous, l'échange avait été comme toujours courtois, mais il s'était autorisé un trait d'humour, précisant que mon inhabituelle disponibilité un dimanche lui aurait été plus appréciable pour m'emmener en week-end.

J'ajustais mon corset noir et vérifiais mon rouge à lèvre, avant de défroisser d'un geste machinal une robe qui ne l'était pas. Très moulante et rouge, elle épousait les moindres de mes courbes, et je n'en manquais pas. Quelques minutes s'écoulèrent où j'attendais assise dans mon fauteuil en lisant quelques lignes sur mon téléphone, mais ... Attendre. Attendre n'était ni normal, ni habituel. F était en retard. J'énumérais déjà mentalement toutes les punitions que j'allais lui infliger ... Et forcément, je commencerai par son cul, bon à rougir. Ou ses tétons. La sonnerie de mon téléphone m'indiquant sa présence à la porte me sortit de mes rêveries, je l'accueillis avec le sourire. Un sourire des plus pervers. Lui faisant remarquer son retard, of course.


Généralement, un soumis en retard écopait d'une première punition: le temps qu'il avait perdu n'était pas rattrapé. Mais comme il était rare que je sois si clémente, je l'agrémentais toujours de quelques surprises. Je lui ordonnais de se mettre nu, après lui avoir mis son collier. Sans surprise, ce faible avorton bandait déjà. Je claquais sa queue d'un coup sec du bout des doigts pour le plaisir de le voir se plier en deux, et je l'attachais solidement aux poignet grâce à deux cordes que je passais dans des anneaux au mur. Je tirais sur les cordes afin de le mettre bras en croix, tel un pantin à ma merci. Puis je l'attachais solidement. Par esprit de vice, je pinçais fort ses tétons et les embrassais alternativement, j'enfonçais mes ongles longs et rouges dans sa chair pour l'entendre gémir et soupirer.

Je lui rappelais qu'il m'avait mise en colère en me faisant attendre. Que c'était Indigne d'une Maitresse, et qu'il devait payer de sa personne pour cela. J'enfonçais quelques doigts dans son cul... Je l'échauffais en lui parlant de son humiliante posture. J'enroulais vicieusement une troisième corde autour de ses testicules et je serrais solidement, flattant un peu cette queue qui ne cessait de durcir. Puis, m'éloignant corde en main, j'énonçais son châtiment, avant de me retourner et de fouetter l'air et ses couilles avec le reste de la corde.


- Je vais te priver de queue!


Il bondit littéralement sur son carcan. Je recommençais plus fort, en lui rappelant de ne plus être en retard, et en lui demandant où il avait imaginé pouvoir m'emmener en week-end...

A Rome! C'est " à Rome" qu'il répondit. Peut-être avait-il vu mon magnifique livre des jardins italiens, ou se souvenait-il de mon patronyme... L'animal que je tenais au bout de ma corde touchait donc la mienne, sensible.


Tiens tiens... Un week-end à Rome... Je lui racontais alors comment se passerait cette escapade - selon mes règles - , en me rapprochant de lui et en tirant sur son cordage. Je pinçais ses tétons entre mes dents avec férocité, et sans qu'il ne puisse rien faire, saisis une cage de chasteté à serrure et l'enfermais dedans à la faveur d'une queue débandée, maltraitée. Immédiatement, elle se mit à gonfler. Dure, elle tentait de se libérer. Cela me fit rire. Un rire moqueur et sentencieux:


- Tu vas rester dans cette cage jusqu'à ce que je décide de t'en libérer, beau parleur. Tu vas pleurer de ne pas pouvoir fourrer ton épouse, tes amantes, et tu n'iras pas à Rome sans moi sous peine de sonner au premier portique d'aéroport... Car je garde la clef.


Il gémit, surpris, déconcerté peut-être. En détresse . J'enfouis la clef entre mes seins, ostensiblement, et je lui claquais la joue avec force. Je le détachais sous les suppliques que je rejetais toutes d'une désinvolture affichée. Je soignais à l'alcool pur ses petites plaies et coupures sur les tétons en lui ordonnant de ne pas broncher. Effleurant de ma jambe sa cage. Une éducation au vitriol.


- Et si tu ne m'obéis pas à chaque fois que je ferai sonner ton téléphone, je jette la clef, et tu te débrouilleras pour la faire enlever seul. Ah! Tu auras l'air malin...



Il me suppliait de lui ôter cette invitée surprise mais je rugis en saisissant ma cravache pour le battre s'il ne se taisait pas. Je lui jetais ses vêtements à la figure et le congédiais nu et encagé sur le pallier, en lui intimant de ne plus se présenter en retard à l'avenir. Sous peine de rester à la porte. Adieu les Margheritas ...