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La CEO

Dernière mise à jour : 25 avr.



Je me souviens encore l’enthousiasme de mes collègues lorsqu’elle avait pris son poste, remplaçant un directeur général tyrannique parti à la retraite, qui avait visiblement fait beaucoup de dégâts dans l’entreprise… Une femme ! De quoi donner un nouvel élan à la boite, même si il y avait toujours quelques frileux sexistes pour dire qu’elle allait refaire toute la déco ou promouvoir le congé menstruel … Au fil des jours, Mme la CEO avait plutôt revu les contrats et les salaires, et détendu l’atmosphère avec des objectifs mieux ajustés et les moyens réels de les atteindre. Une femme oui. Et quelle femme. Sans s’attarder sur son physique très avantageux sous son carré blond strict, car ce serait la réduire à peu de choses, la boss était d’une intelligence racée et cela m’excitait grandement lors de nos réunions. Je l’écoutais rêveusement mener le staff d’une main de fer dans un gant de velours, observer et enrichir les propositions de ses collaborateurs, mettre le doigt sans hésiter sur les points d’améliorations, redéfinir les priorités…


- Gilles.


Je jouais avec mon stylo sur le dossier, ailleurs.


- Gilles ! Vous êtes toujours avec nous ?


Je me redressais, comprenant que j’avais raté une partie de l’échange, dans un toussotement gêné.


- Oui, navré, je réfléchissais à ce que vous proposiez.

- La machine à eau gazeuse ?

- Oui, la… Machine à..

- Nous parlions du N+1 .


J’étais pris sur le fait. Idiotement, je n’avais qu’un pauvre petit sourire contrit pour argumenter. Oui. Je n’écoutais pas. Oui, c’est vrai. Mais en même temps… Quand on a pour directrice générale une créature aussi méticuleuse chaussée dans des Louboutins dont le talon aiguille pouvait percer du papier bulle avec une précision quasi chirurgicale… Elle n’avait pas haussé le ton. Elle n’en avait pas besoin. Son regard me transperçait déjà d’un reproche silencieux.


- Venez à 16h me voir Gilles, j’ai quelque chose à vous montrer.


« Venir » était très clair. J’étais convoqué comme un gosse qui n’avait pas rendu son dernier contrôle. J’avalais ma salive avec un peu d’amertume. C’est que si j’étais un de mes collègues, avec un contrat bétonné de quinze années dans la boite je n’aurais rien à craindre, mais j'avais été embauché voilà un mois et demi et j’étais toujours en période d’essai, quoi qu’à la fin. Ce n’était pas le moment de me faire remarquer. J’acquiesçais un peu en tentant de me reconcentrer sur le sujet, mais à la place je me remémorais mon entretien d’embauche. Un moment où j’avais été passé au crible et où j’avais croisé l’ancien directeur général sur le départ. Un type antipathique au possible. Ah si seulement c’était elle qui m’avait fait passer cet entretien…


L’heure fatidique arriva, et je frappais à la porte, avant d’entendre la voix de la patronne m’intimer d’entrer. Elle me demanda de m’asseoir et n’y alla pas par quatre chemins.


- J’ai votre contrat sous les yeux.


Ah ; ça commençait mal.


- L’avez vous relu ces derniers temps ?


Relire les contrats ? Je restai comme deux ronds de flan.


- Il y a une clause qui a été ajoutée il y un mois, lorsque j’ai pris mon poste. Vous vous souvenez, lorsque j’ai demandé la révision des contrats et que vous avez signé un avenant.

- Oui…


Je m’en souvenais oui, surtout parce que j’avais été augmenté. Être augmenté pas même un mois après avoir été embauché ce n’est pas le genre de chose que l’on oublie !


- Cette clause stipule que vous vous donnerez « Corps et âme » pour la boite.


J’haussais un sourcils, et vu mon air dubitatif, elle me tendit le contrat en question dans lequel elle avait stabiloté cette fameuse clause. Corps et âme… J’avais vraiment signé cela ? Je devais être trop occupé à me faire hypnotiser par l’indécence de mon salaire de cadre sup, trois lignes au dessous . Ça ressemblait presque à une incantation magique, un contrat avec le diable.


- Alors je vais vous expliquer clairement ce que veut dire « corps et âme » Gilles.


Là, on y était. C’était le sale quart d’heure. L’heure du savon. Serre les fesses Gilles.


- Cela veut dire éviter de glander pendant les réunions. Cesser de reluquer la CEO à la photocopieuse.


Ah, elle m’avait vu. En même temps, nous étions tous des animaux en costume lorsqu’elle avait le dos Tourné…


- Ramasser le dossier qu’elle fait malencontreusement tomber.


Mes yeux suivirent la chute du dossier qu’elle avait délibérément fait glisser du bureau, incrédule. Ramasser quoi ? Un silence lourd s’installa soudain, tandis que je ne bougeais pas pour réaliser ce qu’elle me demandait – m’ordonnait même – et qu’elle me toisait pour voir si j’allais le …


- Ramasser !


j ‘amorçais un léger sursaut. D’accord, d’accord, je ramasse ! J’étais abasourdi, mais je ne ripostais pas, ni ne décrochais un mot, je tenais à mes vacances à Bali et à ma carte essence. Je m’agenouillais pour venir ramasser le dossier dont les feuilles s’étaient éparpillées partout au sol. Histoire de faciliter les choses. Le talon aiguille vint coincer une feuille, et mes yeux suivirent naturellement le chemin de la jambe, remontant sous la jupe... Assise sous le bureau… Jambes écartées. Bon dieu, elle n’avait pas de culotte !?


- Lécher quand elle le réclame.


Je déglutis carrément. Lécher ? Elle avait dit lécher. Ma tétanie n’empêcha pas une gaule exponentielle quand je réalisais qu’elle avait décidé de m’humilier en me faisant ramper jusque sous son bureau pour la lécher. Je n’osais même pas lever les yeux vers elle. Alors, rompant mon inertie, elle m’agrippa par les cheveux, sans ménagement.


- On lèche Gilles, on Lèche ! Tu veux un dessin ou tu fais ce que ta patronne désire ?

- Humpf !


Pas le temps de riposter – ni le courage. Ni l’envie réelle – j’avais déjà mon nez sous sa jupe, et ma tête bien maintenue pour que je m’applique. Sainte vierge, j’étais entrain de lécher ma supérieure ! Et d’aimer me faire maltraiter de la sorte. Elle ajouta des commentaires plutôt humiliants d’ailleurs.


- Je le vois bien que tu es complètement serré dans ton pantalon, misérable brouteur de minou, c’est parce que tu sais que ta place est ici et que tu ne vas pas y échapper, hein Gilles ?… C’est ça, se dévouer Corps et âme, tu saisis mieux maintenant ?


Elle me frappa la joue avec sa main sous le bureau puis bougea un peu, comme pour chercher quelque chose avec l’amplitude qu’elle avait. Elle fouilla dans son sac et en sorti quelque chose que je n’identifiais pas immédiatement. Mais lorsqu’elle me frappa de nouveau la joue avec, j’eus un mouvement de protestation, je n’en revenais pas. Elle m’avait bifflé!


- Et alors, on arrête sa tâche en plein milieu de la journée Gilles ?


Elle s’était levée, menaçante, un gode à la main. J’étais subjugué. Elle ressemblait à Athena.


- Il ne faudrait pas que ça devienne une habitude, on n’a pas encore terminé tous les deux ! Et tu as une dette sérieuse à éponger …


Elle me saisit de nouveau pour me forcer à la lécher, sa jupe relevée sur son ventre, sa chatte toute mouillée. J’étais dans un état lamentable. Excité, bandant, baveux, échevelé… Effrayé aussi par tant de détermination. Elle me tenait par les couilles sans aucun remords. Son goût était dingue.


- Ce n’est pas l’heure de la pause Gilles !


Cette façon de répéter mon prénom provoquait en moi une étrange sensation de malaise, et c’est sans doute ce qu’elle recherchait, lorsqu’elle le disait en m’enfonçant son gode dans la bouche. Misère, je me sentais si faible, si honteux. Cet après midi encore elle me vouvoyait et me parlait du chiffre d’affaires… Et j’étais désormais à quatre pattes dans son bureau.


- Suce-la, ce n’est jamais qu’un sextoy, comme toi. Elle me sera bien plus utile que la tienne, elle ne connaît pas la panne. Je sais que tu aimes cela, sinon cela fait longtemps que tu aurais pris la porte.


Je n’arrivais pas à savoir si elle voulait dire qu’elle avait percé à jour ma nature soumise dès le départ ou si elle me menaçait. Je ne comprenais plus rien. Erreur 404. Je prenais cette queue en gorge profonde, et je la laissais faire de moi son pantin. Elle finit néanmoins par remettre mon museau dans sa chatte. Ma seule obsession était de lécher, lécher, pour la satisfaire et ne surtout pas l’énerver. Elle m’impressionnait. Et elle se trimballait avec un gode dans son sac, telle une matraque , ndlr. Malgré la surprise, j'acceptais ses conditions et cette situation. Elle avait vicieusement retiré sa ceinture et m’avait attaché les mains dans le dos avec. Puis, elle avait posé ma joue face contre le sol, collée à une de ses feuilles de dossier et elle avait baissé mon pantalon. J’avais le cul à l’air, et à sa merci.


- Je vais voir un peu si tu sais donner du lait. Je vais te traire, et histoire d’accélérer le processus, car j’ai un rendez-vous dans un quart d’heure, tu vas bien la prendre dans le cul. Tu verras, c’est pour ton bien, Gilles. Avec ça tu vas devenir très attentif en réunion…


Je paniquais. Je la suppliais.


- Pitié, je n’ai pas fait exprès. Je serai attentif Madame, vraim…


Elle me goda sans préparation, m’arrachant un cri qu’elle réprimanda immédiatement par une chaussure à talon aiguille sur ma bouche.


- Maitresse ! Pas madame…


Je sentais le gode aller et venir en moi et je gémissais, de protestation et de plaisir à la fois. La garce, elle était impitoyable.


- Ferme-la Gilles, si tu tiens au maintiens de ton contrat, désormais tu vas m’obéir et tu vas venir me satisfaire quand j’en aurais envie, tu as compris ? Donne moi ton lait, vite !


Je comprenais dans la foulée pourquoi elle m’avait mis ce gode dans la bouche. Pour le lubrifier. Elle m’utilisait sous absolument tous mes aspects. Et elle me flanqua une fessée monumentale, et je me demandais si le gars qui avait son rendez-vous après moi allait finir lui aussi à ramasser un dossier… C’était donc ça, sa façon de gérer les employés. Le vieux schnock qu’elle avait remplacé faisait peut-être cela aux femmes de l’entreprise…

Elle se mit à me branler férocement dans cette posture très humiliante, et j’avais déjà compris qu’elle ne lâcherait pas ma queue tant qu’elle n’en tirerait pas le lait qu’elle désirait. Forcément, j’avais fini par jouir comme un adolescent, abondamment, bruyamment, et rapidement ! Quelle honte… Et quel bonheur à la fois. Je me sentais miteux et complet en même temps. C’était inexplicable.


- Nettoie tes cochonneries, et que ça brille.


Dit-elle en me détachant avec ma propre ceinture et en me jetant une boite de mouchoirs. Manquerait plus que mon successeur glisse en voulant s’asseoir… J’épongeais, hagard, puis me rhabillais sans oser rien dire. J’avais compris que j’étais dans une posture délicate, sans mauvais jeu de mot. Plus rien ne serait comme avant, et qu’est-ce qui viendrait après… ? Je ramassais le dossier, enfin, et le déposais sur son bureau comme l’esclave dépose l’offrande à celui qui est son Maître. Avec crainte, respect, déférence, fascination et capitulation. Elle ne me regardait déjà plus, occupée à trier des documents, sa jupe avait retrouvé la longueur de ses genoux… Tout semblait comme avant, hormis que nous savions tout deux. J’avais trouvé une Maîtresse. Et j’étais heureux de m’y abandonner encore, lorsqu’elle en aurait envie. Je quittais les lieux en ayant retenu la leçon. Je gardais mon poste, mais je perdais mes couilles... Jusqu’au prochain CEO.


Fin.


(Retrouvez cette histoire en version audio, ici.)

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