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Domination - Part 2




J'étais donc à l'heure devant chez lui. Sortie de ma rêverie, je laissais ces souvenirs de sexe et de nourriture au pas de la porte de l'immeuble, mes hauts talons claquant déjà sur les tomettes Marseillaises qui tapissaient les escaliers. Il avait déménagé depuis notre première rencontre formelle, et à priori l'endroit semblait avoir plus de cachet que la dernière fois. Lorsque j'accédais au second étage une double porte était entrouverte, je l'aperçu enfin qui me souriait sur le seuil, invitation muette à rentrer. Je le trouvais beau sans qu'il ne soit transcendant, tout se dégageait de son allure, de ses cheveux longs et soyeux sans doute, de sa douceur perverse assurément . J'avais compris lorsque je l'avais eu entre les mains la première fois qu'il était pétri de vices, et que je n'en connaissais que la face émergente, perspective qui pouvait me nourrir un moment... Moi qui n'étais que ventre. Les hommes me lassaient vite, trop vite, et comme dans une équation où " plus cela change, plus c'est pareil", je ne me sentais jamais vraiment satisfaite. Antoine accaparait encore mes pensées dans ce début qui me semblait prometteur , il avait l'attrait de la nouveauté.


Je rentrais pour me retrouver doucement happée par ses bras, mes lèvres se coller aux siennes, jamais fermes. Il m'invita à visiter sa nouvelle demeure qui à première vue était tout à fait à mon goût. L'appartement était spacieux, encore encombré de quelques cartons. Une immense véranda vitrée donnant au loin sur d'autres appartements. Un brin indiscrète... Et inspirante. Il me désigna trois chambres. Trois chambre pour un seul homme... Le détail ne pouvait pas m'échapper. Ce à quoi il répondit : " Une pour nous, une pour votre mari, une pour votre amant" . Oui, Antoine avait de l'humour. Lorsqu'il rentra à mes cotés dans la plus petite des trois, mes yeux s'ancrèrent immédiatement à un détail ... De taille. Il m'arracha un sourire muet tandis que le bellâtre me présentait " son dressing"...

- Je sais pourquoi vous avez choisi cet appartement.

- Ha oui?

- Oui...

Mon doigt désigna une immense poutre de bois traversant de part en part la petite pièce à environ 1m80 de hauteur... Le sourire d'Antoine en dit long sur la pertinence de mon observation.

Mes talons résonnèrent sur le parquet de la pièce, et mes mains vinrent se poser sur le bois, déjà survoltées. Le fond de la pièce était aménagé en dressing ouvert, bien plus rangé que le précédent, et la croix de Saint André avait laissé place à cette surprenante poutre. Dans un angle libre: un fauteuil, dans l'autre un miroir taille humaine posé à même le sol. Parterre justement : Un sac de sport. Le contenu m'apparaissait comme une évidence. Je ne pipais plus mot et m'éloignais pour découvrir sa chambre, poser ma veste sur une chaise et épier la vue derrière les vitres. Rapidement, notre commande de poisson cru arriva, ce qui ne fut pas sans raviver quelques envies.  Naturellement, face à l'immense baie vitrée nos jeux prirent vie. Le champagne tâcha nos vêtements, la tête me tourna un peu , mais cette fois j'épargnais dans mes lubies directives le tapis de mon hôte. Je le forçais à jouir sur le parquet, une fois, deux fois, immisçait mes doigts en lui avec rigueur. Agrippant avec un plaisir non feint ses ténébreuses boucles noires je l'invitais à me baiser les pieds et à nettoyer avec sa langue les saletés que son incorrigible queue avait causées. Nous nous retrouvions nus, échaudés de nos propres jeux.

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