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Domination - Part 9


La maison ressemblait à une maison secondaire, bordée d'une grande piscine et d'une vue époustouflante sur le paysage  varois. Je le trouvais les bras chargés de petit bois, les cheveux balayés par la brise, un peu sur les yeux. C'était presque ridiculement cinématographique.  

- Bonjour Madame.


Me dit-il en s'essuyant les mains l'une contre l'autre, ce sourire indéfinissablement à lui, vissé aux coins des lèvres.


- Bonjour Antoine.


Lui dis-je. Moi aussi vraiment heureuse de le retrouver. Car si j'avais été silencieuse durant le trajet, si j'avais répondu à un message sur deux, le laissant mariner, j'étais venue le cœur léger. Et je portais à mon bras un gros sac de cuir. Il me serra dans ses bras. 


Il m'invita à rentrer, je découvris l'intérieur, digne d'une vraie maison de campagne. Cheminée et carreaux datés, escalier de bois, je jurais qu'il grinçait... Tout à fait le genre d'endroit où l'on pouvait passer sans lassitude un hiver avec ses proches... Je posais mon sac sur l'une des chaises bordant une grande table familiale. Je songeais à l'histoire qu'il avait tissé avec cette maison, celle de son beau père, quand nous nous reprîmes d'un instinct dans les bras. Cette fois plus longtemps. Joue baisée. Il m'offrit du thé. Qu'il fit dans la cuisine, tandis que je rôdais près de lui. Dans son dos. J'admirais sa carrure. Malgré son accident, il n'avait guère changé. Il était toujours le même homme, du moins vêtu. Sous les vêtements sans doute, les cicatrices. Sous la peau, les fêlures. La vie n'épargnait personne. Mon Antoine avait gardé son apparence tranquille. J'avais gardé ma furieuse envie de lui. 


Nous bûmes du thé. Et parlâmes longtemps. Une heure peut-être, ou deux. Il fallait se remettre à jour. Jauger aussi les changements. Les reliefs de cette relation qui n'était plus vraiment récente. Il m'avouait se remettre doucement de ses blessures. Je lui avouais pour la première fois de ma vie avec honnêteté, que j'avais changé. Que la trentaine étant arrivée, j'avais envie de relations plus honnêtes. Il finit par interrompre cet échange en me demandant:


- Puis-je vous embrasser?


J'acquiesçais. 


- Vous pouvez m'embrasser.


Voilà. Antoine lançais les hostilités. Je ne pouvais que suivre l'inextricable attraction qui nous réunissait toujours. Le baiser était une délicieuse souffrance, qu'il fallait apaiser par d'autres actes. Beaucoup d'autres actes.


- Je vous ai apporté quelque chose.


J'avais troqué l'instant solennel des retrouvailles par mon inexpugnable gout du jeu. Et ma quête de lui donner du plaisir, en en prenant forcément. Je me dressais sur mes talons, délogeais de mon sac de cuir une bouteille de champagne que je brandissais. 


- Pour votre prochaine grande occasion.

J'apportais le sac sur la table basse. Et en sortais ma badine.


- Et quelques jouets... On joue?


Je n'attendais aucun refus. Je vis d'ailleurs sans surprise ses yeux briller. Je glissais un collier de cuir contre son cou... Poussais la table basse. Et le fit se mettre à genoux sur le sol. Je lui ordonnais de se déshabiller... Avide de découvrir s'il avait été marqué par son accident à des endroits plus intimes. Je l'inspectais ainsi, presque nu, offert. Glissais mes mains dans ses boucles brunes. Et les empoignais fermement. Antoine était un soumis de la quarantaine extrêmement beau. De corps, et d'esprit. Je lui bandais les yeux. Lui glissais mes doigts dans la bouche jusqu'au fond de la gorge. Entendre ce râle extatique me satisfaisait beaucoup... Je baissais son boxer sur ses genoux. Comme un petit garçon prêt à recevoir une bonne correction.


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